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"Il n'y a aucune raison que tout le monde ait le droit de concourir pour racheter Distrigaz, sauf EDF", qui doit être "traité comme les autres" repreneurs potentiels, a expliqué lundi Nicolas Sarkozy au Premier ministre belge Yves Leterme, selon l'Elysée.
En donnant son feu vert à la fusion entre GDF et Suez, la Commission européenne avait demandé aux entreprises la cession de leurs filiales belges afin d'éviter une position de monopole dans ce pays. Suez et GDF vendent donc Distrigaz et l'électricien belge SPE. Outre le français EDF, l'italien Eni et l'allemand E.ON AG sont sur les rangs pour la reprise de Distrigaz.
Reçu par le président français à l'Elysée, le Premier ministre belge Yves Leterme a souligné la préoccupation des Belges en cas de reprise par EDF. Dans ce cas en effet, tout le marché belge serait dominé par des groupes français.
Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy "a rappelé que Suez-GDF n'était pas un groupe purement français, mais un groupe franco-belge". La France souhaite par ailleurs "qu'EDF soit ni mieux ni moins bien traité que les autres", ajoutait-on de même source.
Les deux hommes ont par ailleurs évoqué ensemble le projet de goldenshare (action de blocage), que détiendraient les deux Etats dans le futur groupe issu de la fusion entre GDF et Suez. "Le président a confirmé qu'on était d'accord avec l'idée déjà émise lors de la visite (de l'ancien) Premier ministre (Guy) Verhofstadt, d'un mécanisme de consultation préalable entre l'Etat belge, qui bénéficie d'une goldenshare pour les actifs protégés qui sont sur le territoire belge et l'Etat français, qui bénéficie d'une goldenshare pour les actifs protégés qui sont sur l'Etat français", expliquait-on à l'Elysée. AP
co/nc
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