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Les quatre ministres européens des Finances du G7 se sont rencontrés jeudi à Paris et se sont déclarés confiants quant à la capacité des économies européennes à résister à la crise financière mondiale.
La ministre française des Finances Christine Lagarde ainsi que ses homologues britannique, Alastair Darling, italien, Tommmaso Padoa-Schioppa, et allemand, Peer Steinbrück, ont appelé, en compagnie du Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, à un renforcement de la coopération entre les régulateurs du secteur financier, afin de prévenir d'autres crises.
Le britannique Alastair Darling a affirmé que les fondamentaux de l'économie européenne étaient solides.
L'allemand Peer Steinbrück a indiqué qu'il prévoyait que les perturbations des marchés financiers se poursuivraient dans les prochains mois, et a déclaré que ces marchés se trouvaient actuellement dans une situation difficile. Ce point de vue se révèle plus pessimiste que celui de Christine Lagarde, qui a estimé que les marchés sont sur la voie du redressement.
L'italien Tolmmaso Padoa-Schioppa a indiqué, en réponse à une question, que, selon lui, les banques centrales n'avaient jusqu'à maintenant pas injecté de liquidités en quantités excessives en réaction à la crise financière.
Les ministres ont estimé que, si les turbulences sur les marchés financiers menaçaient la croissance mondiale, elles n'affectaient pas encore l'économie réelle en Europe, plus résistante que celle des Etats-Unis. Ils ont ajouté que les marchés émergents continueraient d'alimenter la croissance mondiale.
"Les risques d'affaiblissement de la croissance en Europe se sont renforcés", a déclaré Joaquin Almunia durant une conférence de presse. "Les prévisions de croissance pour l'Europe en 2008 sont en train d'être réduites. Cependant, cette révision à la baisse est encore plus prononcée aux Etats-Unis", a-t-il observé.
"Nous ne pouvons pas ignorer les risques de baisse de la croissance", a-t-il néanmoins souligné.
Les ministres ont indiqué qu'ils n'avaient pas évoqué l'économie américaine, et ils ne sont pas allés jusqu'à dire que les Etats-Unis s'acheminaient vers une récession. M. Almunia a toutefois affirmé que l'économie américaine faisait face à un "ralentissement prononcé".
Christine Lagarde a estimé que la France atteindrait 2% de croissance en 2007 et se situerait "dans cette zone également" en 2008, entre "2 et 2,25%".
"Je pense que nous atteindrons 2%" en 2007", a-t-elle déclaré. Selon elle, "nous serons dans cette zone également en 2008". François Fillon "a parlé de 2 à 2,25%. Je suis exactement sur la même ligne que le Premier ministre", a-t-elle conclu. Les ministres des Finances ont déclaré qu'ils n'avaient pas abordé les problèmes des taux de change. AP
ll/dj
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