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Le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns s'est entretenu mercredi à Paris avec des responsables français pour mettre le poids de Washington derrière Paris et inciter l'Union européenne à prendre de nouvelles sanctions contre l'Iran.
M. Burns a déclaré qu'une intervention militaire n'était "pas inévitable et pas désirable" et a suggéré qu'un renforcement des sanctions à l'encontre du régime islamique pourrait permettre de l'éviter. "Si nous voulons que la diplomatie réussisse, nous allons devoir envisager une diplomatie plus dure", a-t-il estimé. "Nous allons devoir constater des efforts supplémentaires de l'Europe pour soutenir la diplomatie par les sanctions."
Plusieurs pays membres de l'UE s'inquiètent d'une éventuelle attaque des Etats-Unis visant à empêcher l'Iran de poursuivre un programme nucléaire que Washington soupçonnent d'avoir un volet militaire clandestin. La France s'est ralliée à la vision américaine et a nettement durci le ton à l'égard de Téhéran depuis l'entrée en fonctions du président Nicolas Sarkozy, et la Grande-Bretagne a également appelé à un durcissement des sanctions, mais le reste de l'UE reste divisée sur les moyens de calmer le jeu.
Malgré les efforts de Paris et de Londres, les chefs de la diplomatie des 27 n'ont pas réussi à s'entendre à la mi-octobre. L'Italie, premier partenaire commercial européen de l'Iran, privilégie la voie onusienne, de même que l'Allemagne.
Le sous-secrétaire d'Etat américain a aussi appelé le Japon et la Corée du Sud, deux grands alliés des Etats-Unis, à réviser à la baisse leurs relations économiques avec l'Iran, et a reproché à la Russie et la Chine, grands alliés économiques de Téhéran, de freiner l'adoption de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU. Le développement des relations économiques de Pékin avec le régime islamique "est une évolution très négative", a-t-il lancé.
Nicholas Burns a précisé qu'il se rendait à Vienne, en Autriche, jeudi pour rencontrer Mohamed el-Baradeï, le secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avant de gagner Londres pour un réunion vendredi de diplomates des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité -France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie, Chine- plus l'Allemagne.
L'AIEA a entamé lundi de nouvelles discussions pour préparer le rapport que M. El-Baradeï doit rendre à la mi-novembre sur la coopération de l'Iran avec l'AIEA. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une première série de sanctions contre Téhéran le 23 décembre 2006, le pays refusant de suspendre ses activités suspectes d'enrichissement d'uranium; un renforcement a suivi en mars, sans plus d'effet. "Il est temps d'avancer, maintenant", a lâché M. Burns. AP
st/fz0251
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