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Le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, sera entendu le 26 juillet à l'Assemblée nationale par les députés UMP lors d'une réunion consacrée à la fusion GDF-Suez, a-t-on appris mercredi dans l'entourage du président du groupe Bernard Accoyer.
Le mercredi 26 juillet à 10h, le PDG de GDF sera auditionné à huis clos par les députés UMP. Ceux-ci se réuniront ensuite à 11h pour débattre du projet de loi autorisant la privatisation de GDF. Ce texte, à l'origine d'une fronde sans précédent du groupe contre le gouvernement Villepin, sera examiné à l'Assemblée à partir du 7 septembre dans le cadre d'une session extraordinaire. Il constitue le préalable indispensable à toute fusion entre GDF et Suez.
Le même jour, la commission des Affaires économiques de l'Assemblée remettra son rapport d'étape sur ce projet de loi.
Signe des réticences de la majorité sur ce projet de fusion, cinq députés UMP dont le vice-président du groupe Marc Laffineur, Alain Gest, Marie-Anne Montchamp, Jean-Michel Dubernard et Axel Poniatowski ont adressé une "lettre ouverte" aux présidents de GDF et de Suez pour leur faire part de leur "doute". "Nous attendons que l'on nous démontre qu'il y a un projet industriel", explique Alain Gest dans "La Croix" à paraître jeudi. "Nous voulons les preuves qu'il y a, derrière tout cela, une véritable vision stratégique".
"Des interrogations restent sans réponse", souligne-t-il, en réclamant notamment "des garanties sur le respect des obligations de service public de GDF". Par ailleurs, le député UMP de la Somme "n'arrive pas à croire qu'il n'y ait pas de solutions alternatives pour chacun des deux groupes, sans passer par un processus de fusion". Et de rappeler que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy avait "émis l'idée de participations croisées". Dès lors, "nous aimerions que toutes les pistes soient explorées avant de nous prononcer".
Plus généralement, il faut "nous démontrer l'urgence de cette fusion, à quelques mois de l'élection présidentielle, avec les risques politiques que cela comporte", prévient le député. "Car avec les 40.000 amendements que la gauche prévoit de déposer, je ne vois pas, techniquement, comment le gouvernement pourrait éviter d'avoir recours à l'article 49.3" et "je ne suis pas sûr (...) qu'il y ait aujourd'hui une majorité pour voter cette fusion". AP
co-sch
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